Santé

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Pourfendre les forces de l’argent, celui qui corrompt tout, qui nous empêche de penser, qui fait oublier l’essentiel est certes un peu facile. Il faut éviter d’enfoncer des portes ouvertes.

Pourtant, de l’ensemble du secteur des soins de santé, remonte toujours davantage une longue plainte, une litanie presque.

En première ligne, les médecins, envahis de normes toujours plus tatillonnes et fatigués par des économies structurelles et récurrentes qu’on leur demande pour eux, leurs patients, leur hôpital.

La qualité de la médecine est dans toutes les bouches mais derrière le paiement à la performance et le coût-efficacité, se profilent des arguments purement financiers.

Les médecins sont toujours considérés doublement comme des postes de dépense : leurs honoraires, d’abord ; leurs prescriptions ensuite, même si ces dernières sont destinées à améliorer la santé de leurs patients. On attend beaucoup des économies induites par les synergies, l’efficacité, l’informatisation mais à chaque avancée dans ce domaine, de nouveaux « dérapages » budgétaires se profilent et il faut cracher au bassinet.

Depuis le gouvernement Tindemans (pour nos plus anciens lecteurs), combien de conclaves budgétaires, à Val-Duchesse ou ailleurs, quel que soit le parfum de la coalition en place : violette, arc-en-ciel, suédoise ? Des appellations très romantiques mais derrière lesquelles on cache une politique au scalpel.

Pas une décennie de répit. En milieu de semaine, le gouvernement Michel était à la recherche, une nouvelle fois, d’air frais pour le budget. Le trou de 2,2 (1,7 ?) milliards se décline en euros et la sécu va encore trinquer donc, sans doute les soins de santé.

Dans un entretien récent au Vif-l’Express, Maggie de Block assure qu’elle a obtenu un portefeuille ministériel de rêve mais pas un budget de rêve. On sent pointer la déception d’une ex-médecin généraliste elle aussi soumise aux forces financières. A-t-elle encore la force de résister ou bien se résigne-t-elle déjà ? Solidaris affirme qu’on ne pourra plus faire des milliards d’économie sans toucher à la chair du patient.

Pourtant, avec ses plus de 300.000 emplois et, largo sensu, près de 30 milliards de budget, la santé est avant tout un investissement. Que ferait le monde économique si les 3 millions de Belges qui travaillent émargeaient du budget de l’incapacité de travail ?

Combien de points de PIB gagnés que ces employés, ouvriers et indépendants en bonne santé pour la prospérité de notre économie ? Puisqu’il faut parler sans cesse de chiffres et de bilan analytique, il faudrait que nos gouvernants se l’enfoncent dans le tympan.Euro_coins_and_banknotes

 

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Belgique, Santé

Quelle mansuétude envers l’alcool

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Le tabac est un poison, c’est certain. Il détruit l’appareil respiratoire dès le plus jeune âge. Il provoque des cancers, gâte l’haleine et la dentition, incommode le partenaire du fumeur. Les ravages du tabagisme passif ne sont plus à démontrer, à tel point que le vice-président de l’Association belge des syndicats médicaux, qui donne rarement des conseils de santé en tant que syndicaliste, a proposé une carte blanche dans la presse quotidienne demandant l’interdiction du tabac à l’intérieur du domicile pour protéger les enfants.
Les campagnes incessantes contre cette soi-disant drogue « douce », se justifient donc pleinement, même si les jeunes semblent braver la mort qui les guette en continuant leur consommation, en dépit du prix prohibitif du paquet.
Mais, en parallèle, quelle mansuétude envers l’alcool ! Le vin relève de la culture sinon de l’art, les apéritifs alimentent des discussions comparatives dans le vent, la publicité, toujours autorisée, nous présente de jeunes consommateurs, métro-sexuels fringants, dignes représentants des élites mondialisées dans des villes exotiques à la mode.
L’alcool est considéré comme un rite de passage pour les jeunes adultes, notamment mâles. Qui n’a pas eu sa cuite avant 17 ans, n’est pas un homme, c’est entendu. Et lorsque le jeune homme rentre à quatre pattes au milieu de la nuit, il entraîne des sourires entendus et alimente des conversations bien peu réprobatrices lors des fêtes de famille.
Le cinéma a banni la cigarette mais les personnages des séries tant américaines que françaises, s’envoient allègrement des flutes de champagne dans le gosier à toute occasion. L’alcool est omniprésent au cinéma et à la télé. Il semble qu’après chaque contrariété, les héros et héroïnes se « détendent » avec un bon verre. Une banalisation de cette autre drogue « douce » très inquiétante car c’est précisément comme ça qu’on sombre dans l’alcoolisme : lorsque pour lutter contre le stress et le burnout, on ne peut s’empêcher de se servir deux petits verres le soir au souper.
Contre cette plaie-là, la mobilisation est nettement moindre et la politique fiscale plus légère. On ne parle guère de bouteille sans marque et on n’oserait pas apposer une bonne grosse cirrhose du foie sur l’étiquette d’un Château-Margaux.
Faut-il rappeler qu’un homme n’a jamais violé une femme ou écrasé un piéton sous l’influence de la cigarette ? L’alcool, lui, ne tue pas que le consommateur. Il abêtit. Il transforme les citoyens honnêtes en bestiaux.
Il est donc plus que temps que les autorités s’emparent aussi de ce fléau.

 

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Maternalisme estudiantin

étudiantsLes étudiants en médecine viennent d’apprendre qu’ils ne passeront pas les parties A et B constituant l’épreuve de fin de 1er BAC menant aux numéros Inami le jour de l’examen respectif mais toutes les parties B en une seule journée. Seule la note relative à la partie B détermine la place de l’étudiant dans le concours de sélection. Il se doit donc impérativement d’y être en ordre très utile.

Le Cium (Comité interuniversitaire des étudiants en médecine) parle aussitôt de « coup de tonnerre en faculté de médecine » car il était question « de passer classiquement les examens de chaque partie (A et B) le jour de l’examen ». Les doyens ont changé d’avis sans aucune concertation avec les représentants étudiants. Soit.

Mais qu’on nous permette de douter de la toxicité d’un tel revirement pour les étudiants. Si leur mémoire est à ce point défaillante qu’ils ont oublié la matière d’anatomie quelques semaines après le passage devant le professeur, s’en souviendront-ils 9 ans plus tard lorsqu’il s’agira d’examiner un patient ?

Certes, on peut raisonnablement être sceptiques par rapport à ceux qui nous expliquent que la pléthore continue de régner dans le corps médical.

Mais la Flandre, contributrice aux deux tiers des recettes de la sécurité sociale fédérale, a organisé depuis belle lurette une examen d’entrée avant les études de médecine et continue de croire qu’un contingentement rationnel est indispensable contre une politique de l’offre de soins induisant la demande. C’est son droit.

Un fastidieux marchandage a eu lieu entre la ministre fédérale de la Santé publique, promettant des numéros Inami à tous les étudiants actuellement en faculté contre une épreuve de sélection valable. S’en est suivie l’exigence de la part de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’un cadastre robuste et évolutif.

Une fois le deal signé entre Maggie De Block et Jean-Claude Marcourt, les doyens ont la main pour organiser l’épreuve et il serait temps qu’on arrête cette mascarade pour s’occuper des sujets sérieux, en premier lieu la qualité de la formation dont tant d’étudiants se plaignent à juste titre.

Electoralisme et jeunisme oblige, les autorités politiques francophones ont souvent caressé les étudiants dans le sens du poil. Il est temps qu’on leur tienne un langage de vérité viril au lieu de les materner sans cesse.

Editorial paru dans le Journal du médecin le 13/11/2015

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Médecins : pénurie ou pas pénurie ?

Avec le dépôt de son projet de décret organisant un filtre aux études de médecine après le 1er BAC et son probable entérinement avant l’été par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Enseignement supérieur, met apparemment fin à un triste feuilleton qui dure depuis plus de 15 ans. Un soap opéra qui a vu passer le filtre après la 3e année de médecine, le moratoire et le drame des reçus-collés, ces étudiants en réussite mais privés de numéros Inami pour exercer. Durant ces temps amères, on mit l’imagination au pouvoir pour ne rien décider. Pas vraiment de la mal-gouvernance, plutôt pas de gouvernance du tout. Du pain bénit pour les nationalistes flamands, toujours enclins à dénoncer l’incurie francophone.

Cette approche « compassionnelle » du dossier du contingentement des médecins confirme l’existence de deux démocraties dans notre pays. Le sud, une fois n’est pas coutume « libéral », est favorable à des études universitaires ouvertes à tout vent qui donnent, en apparence, une chance à chacun de se frotter à l’université quitte à changer d’orientation ensuite. Elle permet de ne pas s’aliéner notre belle jeunesse. Les politiques flamands ont d’autant moins d’états d’âme que leur désir de planification est soutenu depuis toujours par les étudiants flamands ! C’est ainsi que le nord du pays, plus collectiviste pour cette fois, ne jure que par les quotas de médecins, obsédé par une Wallonie prétendument sur-consommatrice de soins et irresponsable par atavisme.

Pour preuve de ce fossé nord-sud : ce qu’on nous présente comme un épilogue n’est que le reflet d’un « deal » de marchands de tapis entre deux poids lourds de la politique, le Wallon Jean-Claude Marcourt et la Flamande Maggie De Block : tu me donnes un cadastre dynamique des médecins en activité et un numéro Inami pour tous contre un filtre aux études de médecine.

Mais personne n’est dupe : les deux Régions du pays restent sur leurs positions. Le donnant-donnant n’a pas levé la polémique pléthore/pénurie. La ministre De Block, prudente, appelle à ne tirer aucune conclusion du cadastre « dynamique provisoire » présenté la semaine dernière. Les parlementaires ont été avertis qu’il s’agit avant tout d’un document technique qui permettra de déterminer les quotas après 2022.

Jean-Claude Marcourt laisse entendre que la mise en place d’un filtre à l’issue du 1er BAC lui a été extirpée en échange desdits numéros Inami. L’idée ne lui plaît guère : si on importe des centaines de médecins roumains, c’est donc bien qu’une pénurie se profile. Le contingentement, contraire à sa philosophie d’ailleurs, est donc anachronique.

A contre-courant, le principal syndicat de médecins, la très Belgicaine ABSyM, estime qu’aucune pénurie n’est en vue. Pas de raison de paniquer : avec 35.000 médecins actifs (c’est-à-dire qui sont remboursés par l’Inami), 12.000 médecins généralistes en activité et pas moins de 5.000 médecins en formation, la Belgique dispose d’un matelas suffisamment rembourré pour affronter l’hiver.

Justement : faut-il évoquer la Cigale et la Fourmi en se demandant si la Wallonie tient toujours le rôle de la cigale, rappelée à l’ordre par une fourmi flamande laborieuse lui reprochant d’avoir chanté tout l’été ou bien le Lièvre et la Tortue (rien ne sert de courir il faut partir à point) ?

Les mois qui viennent nous le diront. Le FDF, en écho à la N-VA, parle du retour du bras de fer communautaire et exige déjà un cadastre francophone… Le numerus clausus connaîtra-t-il un jour son épilogue ?

Opinion parue sur LeVif.be.

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Egaux devant le don de sang

En matière de transfusion, faut-il continuer de refuser le sang des « hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes » ? Le débat évolue au sein des nations occidentales.

En Belgique, en vertu de l’application du principe de précaution et sur base d’une directive européenne, cette catégorie est actuellement exclue du don du sang. Le comité français d’éthique vient pour sa part de se prononcer également contre le don de sang des homosexuels masculins.

La France et la Belgique font-elles montre d’hyper-conservatisme, la première étant toujours traumatisée par le scandale du sang contaminé mis au jour dans les années 80, conséquence de réflexes purement mercantiles ?

Maggie De Block s’interroge à ce propos. Elle vient de demander un avis au Conseil supérieur de la santé. Une large étude basée sur la littérature menée par la Croix-Rouge flamande pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses étant donné la qualité faible, en termes de preuve, de la quinzaine d’études finalement retenues.

Certes, selon des chiffres de l’Institut supérieur de la santé, les homosexuels masculins sont impliqués dans 50,6% des nouvelles infections HIV et même 70,7% des infections chez les hommes. Et le droit fondamental des receveurs est d’obtenir du sang de qualité irréprochable.

Reste qu’il n’existe aucune preuve directe d’un risque supérieur de transmission du HIV par un donneur homosexuel plutôt que par un donneur hétérosexuel. Il n’existe que des preuves indirectes basées sur la prévalence.

Or personne ne songe à exclure les bisexuels occasionnels ni leurs conjointes.

Avec les derniers tests basés sur les gènes et non plus sur les anticorps, le risque de transmission est devenu quasi-nul. En France, le dernier cas remonte à plus de dix ans.

L’exclusion des gays repose donc aujourd’hui essentiellement sur la peur et le ressenti. Jusqu’à nouvel ordre, le sang ne transmet pas l’homosexualité.

La seule mesure pragmatique serait d’exclure tout donneur homme ayant eu une relation sexuelle avec un homme depuis un certain délai. La FDA, le Royaume-Uni et l’Australie recommandent d’attendre un an (de rapport protégé). Un mois pourrait-il être suffisant ? Cette période d’attente est basée de toute façon sur la bonne foi du donneur.

A une époque où les gays peuvent se marier, être homo-parents, il n’y a, à notre avis, plus aucune raison de les exclure du don de ce précieux liquide dont manquent cruellement les services d’urgence et de soins intensifs. Ce au nom du rapport bénéfice/risque et pas au nom du principe de précaution qui, appliqué à l’excès, s’apparente à de la discrimination.

Edito paru dans le Journal du médecin du 17/04/2015 et sur LeVif.be.

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Confusion des genres

La Belgique est l’héritière d’une tradition presque unique : la pilarisation. La vie sociale et politique depuis un siècle et demi s’est construite autour des piliers chrétien et socialiste auxquels s’est ajouté, pour faire bonne figure, le pilier libéral.

L’Action commune entre PS, FGTB et Mutualité socialiste est l’héritière de cette tradition qui a servi de socle à notre économie sociale de marché, dont on a cru longtemps qu’elle était enviée dans le monde entier.

Cette pilarisation était une des forces de notre pays. Mais l’est-elle encore ?

Lorsque Jean-Pascal Labille, secrétaire-général de Solidaris passe quelques temps dans le gouvernement Di Rupo sous drapeau du PS puis revient reprendre son poste Place de Louvain au siège de la Mutualité socialiste pour, à nouveau, se rêver à la tête du PS liégeois, il pratique une confusion des genres qui n’est sans doute plus de saison.

Que dirait-on si le président de l’Absym devenait ministre de la Santé du gouvernement Michel ?

Comment, dans les innombrables commissions Inami, le banc des médecins, des dentistes et des infirmiers, doit-il considérer le partenaire en santé que sont les organismes assureurs ? Une mutuelle ou un candidat d’un futur gouvernement censé être un arbitre impartial des négociations à la médico-mut et ailleurs ?

Lorsque l’Action commune lutte contre la « vague conservatrice sans précédent » déclenchée par le gouvernement Michel, et que les grèves menées par la FGTB semblent concertées autour du Boulevard de l’Empereur (les trois sièges sociaux sont à quelques centaines de mètres les uns des autres), ne se jette-t-on pas dans un maelström indéfinissable dans lequel tout est dans tout ? La FGTB de Charleroi vient d’ailleurs de siffler la fin de la récréation.

Lorsque Jean-Claude Marcourt (PS) souligne qu’un parti politique ne peut pas initier des grèves générales, il a raison. Lorsque Denis Ducarme (MR) estime que le syndicalisme, la politique et le combat mutualiste sont des métiers respectables mais différents, il a raison.

A quoi bon évoluer vers un logo – Solidaris – moins politique si la dépolitisation de la concertation ne suit pas ? Nombre d’affiliés, de père en fils depuis des générations, apprécient surtout les services offerts par ce très compétent organisme assureur et son rôle social indéniable mais ils restent discrets sur leurs intentions de vote.

Il est plus que temps d’éclaircir le rôle de chacun et de remettre l’église au milieu du village. Ceci vaut bien évidemment pour le pilier chrétien et le pilier libéral…

Editorial paru dans Le Journal du médecin du 27 mars 2015

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Médecine sociale ou libérale ?

Depuis quasi 1967, la médecine et les soins de santé ont été dans notre pays en équilibre instable autour de quatre axes : l’accessibilité et la qualité des soins, d’une part, la liberté ou la mainmise, d’autre part. Avec, en arrière-plan, la médecine libérale ou la médecine sociale. Le curseur s’est déplacé de l’une à l’autre sans qu’on ne sache plus dans quel système on se trouve.

La raison en est simple : le système est un mix dans lequel ministres de tutelle et mutuelles ont mis l’accent sur l’accessibilité tandis que les organisations professionnelles réfléchissaient davantage à la qualité, estimant que notre système est déjà particulièrement social. Les syndicats de médecins ont toujours été persuadés que la liberté du médecin (optique individualiste) était la meilleure garante de la qualité des soins et de la protection du patient ; les autorités furent plus enclines à penser que plus grand est le contrôle, plus forte est la protection de l’utilisateur (optique collectiviste).

Le tiers-payant en est une illustration. Accessibilité ? Si l’on parvient à limiter au maximum les délais de remboursement, la charge administrative et la fraude notamment via l’informatisation, rien n’empêche de généraliser le système : le patient arrive chez le médecin, il débourse uniquement sa quote-part ; d’un clic de souris, le médecin envoie la feuille de soins et est remboursé en moins d’une semaine de l’intervention de l’assurance-maladie. MyCarenet lui envoie chaque mois un relevé exhaustif unique pour toutes les mutuelles et pour tous ses patients. Mais cela ouvre la porte au contrôle. Le médecin se sent immédiatement embrigadé dans une logique planificatrice d’autant qu’elle repose sur l’informatique, concept basé sur la confiance.

Le tiers-payant généralisé, c’est un peu comme les impôts et les cotisations sociales : en Belgique, on les prend à la source. Ainsi, plus aucun contribuable ne sait ce qu’il paie réellement à la collectivité et ce qu’il coûte à son patron. Dans un système de tiers-payant, beaucoup de médecins craignent que le ticket modérateur n’en ait plus que le nom et que le patient en oublie le prix réel de la consultation. Le spectre de la médecine gratuite n’est pas loin. Déjà, chez le pharmacien, certains médicaments remboursés apparaissent comme miraculeusement bon marché.

Cet équilibre instable entre des ministres « sociaux » (socialistes et écologistes sans discontinuer pendant plus de 20 ans) et des organisations professionnelles « libérales », Maggie De Block est en train de le perturber, en apparence en tout cas : plaidoyer pour la médecine à l’acte, prudence face au financement prospectif à la sauce KCE qui déboucherait sur le salariat médical et j’en passe…

Peut-être la ministre parviendra à faire la synthèse entre médecine libérale et sociale ?

edito paru dans le Journal du médecin du 20 mars 2015

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